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chambre d'hôpital moderne avec vue incroyable sur mer
10décembre2021

Architecture et environnement thérapeutiques : comment y parvenir ?

Temps de lecture 11 minutes

Les établissements de soins, tels que les hôpitaux, les cliniques, les EMS (établissements médico-sociaux) et autres institutions liées à la santé sont traditionnellement conçus pour soigner des pathologies et gérer les risques. Leur architecture et environnement se veulent fonctionnels et rationnels et se basent essentiellement sur les résultats cliniques.

L’expérience générale du patient se retrouve alors reléguée au second plan, s’ils ne sont pas totalement délaissés.

Or, il apparaît que l’environnement et l’architecture ont un impact réel sur la guérison des patients, c’est ce que l’on appelle l’architecture thérapeutique ou le “healing environment”. Voyons ensemble de quoi il s’agit…

Qu’est-ce qu’une architecture et un environnement thérapeutiques ? 

L’architecture et l’environnement thérapeutiques se basent sur l’expérience des patients, des familles et du personnel à l’hôpital et dans tous les établissements de santé. Le but est de leur fournir un lieu confortable et de plonger les patients dans une atmosphère propice au bien-être et à la récupération.

healing

Ces aspects, trop souvent négligés, sont pourtant indispensables pour obtenir de bons résultats rapidement et améliorer le fonctionnement de l’établissement (organisation, communication interne et satisfaction professionnelle). En effet, dans sa dernière constitution de 1946, l’OMS explique que  : « La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie et d’infirmité. ». 

Il est donc nécessaire de mettre en corrélation l’architecture des lieux de santé et le bien-être des utilisateurs. D’ailleurs, Gessler, en 2003, parle de paysage thérapeutique et explique que « le soin et le lieu sont inséparables ».

L’histoire de l’architecture de guérison

Le sanctuaire d’Asclepios, Epidaure

Déjà durant l’Antiquité, en Grèce, on signale des sanctuaires intégrant la Nature, la Musique et les Arts, tels que le célèbre sanctuaire d’Asclépios en Epidaure.

Haut lieu de la médecine grecque, ce lieu abritait des médecins très réputés et attirait des pèlerins de toute la Grèce venant s’y faire soigner.

Ce sont les prémisses de l’architecture thérapeutique.

Ruines du sanctuaire Asklepios, Epidaure, Grèce

L’hôpital Santa Maria della Scala, Sienne

Par la suite à Sienne, le Santa Maria della Scala, considéré comme l’un des plus vieux hôpitaux du monde (dès 1090), met en exergue la racine latine commune “hospes” dans les mots “hôpital” et “hospitalité”. “Hospes” signifie donner le sentiment à la personne reçue qu’elle est chez elle. L’hôpital est donc, par essence, un lieu d’accueil. 

Le Santa Maria della Scala recueillait et prenait soin des nourrissons abandonnés sur ses marches, soignait les pauvres, distribuait l’aumône plusieurs fois par semaine en veillant à servir une double portion aux femmes enceintes.

Ses fresques, couvrant tous les plafonds et les murs (“pulchros muros”, (Baron 1990, 1451), illustrent le lavement des pieds de l’hôte, une ancienne et longue tradition d’hospitalité et d’hygiène. 

Florence Nightingale et l’Environmental Theory

En 1859, Florence Nightingale, une infirmière et intellectuelle renommée présente son Environmental Theory. Elle y explique qu’il est primordial de prendre en compte de manière holistique tout ce qui entoure les patients pour améliorer leur état de santé. Pour elle, “la nature seule guérit”. 

Cinq points permettent de maintenir un environnement sain: “l’air pur, l’eau pure, le drainage efficace, la propreté et la lumière”. 

Florence Nightingale préconise de rester vigilant quant à la ventilation et la température, à la lumière et au bruit, à la variété (des activités, des peintures et couleurs des murs, …), à la fraîcheur du couchage, à l’hygiène personnelle, à l’alimentation et à la façon de s’alimenter, mais aussi de veiller à dire la vérité aux patients et à considérer leur milieu social. 

Cette théorie forme le socle de ce qui est encore aujourd’hui enseigné dans les écoles d’infirmières. 

Roger Ulrich et ses études scientifiques

En 1984, suite à une étude scientifique menée pendant 9 ans en Pennsylvanie, Roger Ulrich démontre pour la première fois les effets positifs d’une vue sur la nature dans le processus de guérison. Son étude porte sur des patients ayant subi une ablation de la vésicule biliaire en phase post-opératoire, installés soit dans une chambre avec une vue sur la nature, soit face à un mur de briques (!). Il parvient grâce à cette étude à montrer que la vue sur la nature a un impact direct sur : la durée du séjour en hôpital (plus courte), la prise de médicament (dosage inférieur) et le moral des patients (c.f. chiffres plus bas dans l’article).

Chambre d'hôpital avec vue sur la nature et les arbres

Si la reconnaissance de l’impact de l’environnement sur la santé remonte à des millénaires avec notamment le feng shui et s’illustre par divers exemples au fil du temps, l’architecture thérapeutique peine encore à devenir la norme. Elle tend néanmoins à bien se développer dans les pays baltiques et aux Etats-Unis. L’Europe de l’Ouest est, quant à elle, plus lente à l’adopter, notamment à cause de sa méconnaissance du concept et d’un manque de moyens.

Les bénéfices d’un environnement thérapeutique

Le concept holistique “d’architecture de guérison” permet d’éviter les sentiments de stress, d’angoisse, de peur, de vulnérabilité et d’embarras chez le patient. Ces derniers influent directement sur leurs conditions physiques (hypertension, problème de transit, fatigue, irritabilité), le processus et le temps de guérison, leur bien-être et leur vie privée.

Des études scientifiques prouvent qu’il existe une corrélation entre la conception d’un hôpital (le bâti) et la convalescence des patients. Une architecture thérapeutique aurait pour effet :

  • d’augmenter la qualité de vie et la satisfaction des patients durant leur séjour en établissements de santé
  • de réduire leur stress et l’anxiété
  • de réduire les besoins en termes de médication 
  • d’améliorer les cycles de sommeil
  • d’avoir des patients plus calmes, détendus et respectueux des consignes
  • de diminuer les durées de séjour

Ces effets positifs se font également ressentir du côté du personnel soignant avec :

  • de meilleures performances professionnelles et qualité de soins
  • des arrêts de travail et abandons de postes moins fréquents et donc des taux de vacation moins élevés
  • des taux d’épuisement plus faibles

L’architecture et l’environnement thérapeutiques réunissent donc un ensemble de facteurs ayant un effet positif sur l’ensemble des occupants des lieux de santé. A l’inverse, les lieux aseptisés, froids, de type laboratoires produisent un effet intimidant et ne sont pas propices à une courbe de guérison rapide.

Hôpital, effet blouse blanche et atmosphère froide

Que dit la science sur l’architecture thérapeutique ? 

Le concept d’architecture thérapeutique se base sur différents écrits scientifiques qui démontrent l’importance de certains facteurs.

Ulrich et l’importance de la vue

En 1984, le chercheur américain Ulrich communique dans la revue Science les résultats de son étude (1972-1981) portant sur 46 patients (30 femmes, 16 hommes), de 20 à 69 ans, ayant subi une ablation de la vésicule biliaire.

Il demande aux infirmières d’observer la durée d’hospitalisation, le comportement des patients, leur consommation en matière d’analgésiques et d’anxiolytiques, mais aussi les complications mineures.

Ulrich prouve l’incidence directe de la vue dégagée sur la nature plutôt que sur un mur, sur la guérison (meilleur et plus court rétablissement), le séjour à l’hôpital (moins de stress) mais aussi sur la médication (recours à des analgésiques légers et non forts ou modérés).

Les patients se trouvant côté vue sur les arbres sont restés en moyenne 7,96 jours après l’opération contre 8,7 jours pour les patients avec la vue sur le mur.

Etudes scientifiques sur l’impact de la nature sur les patients

Une étude norvégienne a prouvé les effets positifs de la nature sur des patients en rééducation cardiaque et pulmonaire. Les chercheurs Raanaas, Patil et Hartig se sont basés sur les émotions et l’expérience des patients.

Des études américaines vont dans la même direction comme celles de Park et Mattson en 2008, mesurant les effets des végétaux dans les chambres des patients ayant eu une hémorroïdectomie. Les patients occupant une chambre avec des plantes étaient moins stressés, plus apaisés et prenaient moins d’analgésiques.

Etudes scientifiques sur l’impact de la lumière sur les patients

D’autres études mettent en évidence l’importance de la lumière. Par exemple, une étude menée en 1998 par Beauchemin et Hays, montre que la lumière a un impact sur la durée des séjours en hôpital et sur le taux de mortalité.

L’étude se base sur 628 patients, âgés en moyenne de 62 ans, ayant subi un infarctus du myocarde.

La mortalité des patients séjournant dans une chambre située au Sud, donc plus ensoleillée, était plus faible que chez ceux restant dans une chambre située au Nord. En effet, parmi les 60 patients décédés, 65% provenaient des chambres sombres contre 35% des chambres lumineuses. De plus, les patients des chambres exposées sud restaient en moyenne 2,3 jours contre 3,3 jours pour ceux séjournant dans les chambres exposées nord.

chambre d'hôpital moderne avec vue incroyable sur mer

En 2005, une étude (Walch et al., 2005) a révélé, qu’après une opération de la colonne vertébrale, les 89 patients (43 femmes et 46 hommes) d’une moyenne d’âge de 59 ans, exposés à la lumière naturelle du soleil ressentaient moins de stress, rapportaient moins de douleur et utilisaient moins de médicaments analgésiques que les patients qui restaient du côté “sombre” de l’hôpital. Les 44 patients bénéficiant d’une chambre lumineuse ont utilisé en moyenne 22% de moins d’analgésique par heure.

Les composants essentiels d’une architecture thérapeutique 

Différents facteurs environnementaux sont à prendre en compte pour une architecture thérapeutique réussie.

Si bien entendu, la règle numéro 1 des établissements de soin repose sur l’hygiène et la sécurité, d’autres composants ne sont pas pour autant à négliger.

Concernant la qualité de l’hygiène, certains matériaux doivent être favorisés comme le métal et le plastique qui sont faciles d’entretien et résistants. À l’intérieur comme à l’extérieur, il est important de privilégier des matériaux appropriés. Les sols enduits et plastifiés, les meubles à revêtement plastique sont faciles à nettoyer pour éviter les germes. Il existe également des peintures et vernis antibactériens. 

Comme évoqué précédemment, l’hôpital et l’hospitalité ont pour racine étymologique commune “hospes” (accueil de l’étranger). Les hôpitaux ont donc pour rôle premier d’être des lieux accueillants. Les personnes reçues, les patients et leurs familles doivent s’y sentir à l’aise. 

L’architecture de guérison se base sur des composants qui lui sont propres et qui peuvent être divisés en 7 grandes catégories.

1. La gestion de l’intimité et des visites 

Les visites de la famille et des proches sont primordiales pour le bien-être des patients. Les espaces doivent permettre aux patients d’avoir leur intimité, de recevoir et de rencontrer d’autres personnes quand ils le désirent.

2. La modulation des espaces pour séparer les patients, du personnel et du matériel 

Séparer le flux de personnel et logistique permet notamment de ne pas rappeler constamment aux patients qu’ils se trouvent dans un lieu de soins.

Bel exemple d'hôpital à architecture thérapeutique

3. L’importance de la nature 

La vue sur la nature permet un rétablissement plus rapide. Elle est apaisante. Ainsi, il est important d’avoir de grandes baies donnant sur un paysage dans les chambres et salles communes.

Chmabre d'hôpital, vue, lumière, végétation, architecture thérapeutique

D’ailleurs, cela permet de rebondir sur un second point : l’importance de la lumière naturelle. Des grandes fenêtres sont donc essentielles pour garantir l’apport nécessaire en lumière naturelle qui stimule le corps et l’esprit et accélère la guérison. 

Enfin, il est indispensable de faire entrer la nature à l’extérieur et à l’intérieur des espaces de soins. L’accès à la nature possède un effet thérapeutique, il faut alors privilégier le design biophilique – au sens premier de “l’amour de tout ce qui vit / l’amour de la nature” comme le définit le philosophe Eric Fromm. Ainsi, les établissements de soins doivent tant que possible faciliter les accès à des extérieurs aménagés (cours, jardins). Les plantes et motifs végétaux trouvent également leur place à l’intérieur. 

4. La simplification de l’orientation 

Les espaces sont conçus de manière à ce que les patients se retrouvent aisément au sein de l’établissement. L’orientation y est automatique, intuitive pour éviter les sources anxiogènes. Ceci renforce le deuxième composant qui consiste à bien délimiter les espaces du patient de ceux du personnel. Les entrées et sorties, ainsi que la signalétique et les axes de circulation doivent être clairement marqués, explicites et lisibles.

5. L’aménagement d’intérieurs aérés, lumineux et confortables 

Le choix des couleurs, des matériaux et des ouvertures est très important. 

Pour créer des espaces procurant bien-être, calme et confort, il faut jouer avec les couleurs (maximum 3-4, tons naturels) et l’équilibre entre lumière naturelle et artificielle. 

Hôpital Cleveland, Abu Dhabi, architecture thérapeutique

Les couleurs, tout comme la lumière, influencent le processus de guérison et l’énergie corporelle (rythme cardiaque, pression sanguine, température, …). Le problème est que souvent les couleurs dans les établissements de santé sont utilisées à mauvais escient, ce qui peut être source d’effets indésirables. 

Les espaces doivent également être bien ventilés.

6. L’art dans les espaces de guérison

Faire entrer l’art au sein des établissements de santé permet également d’améliorer la sensation de bien-être, de distraction et de stimuler les sens et l’imagination. L’ancien hôpital italien, le Santa Maria della Scala, est très représentatif de l’importance de ce point.

Santa Maria Della Scala Sienne

7. Le contrôle du confort par le patient 

Les patients pour se sentir à l’aise avec leur environnement doivent avoir une certaine maîtrise sur ce dernier. La chaleur, l’intensité de la lumière et le bruit nécessitent d’être contrôlables et modulables par chacun, car les sensations diffèrent d’une personne à une autre. Le fait de pouvoir agir sur son environnement a une incidence sur la courbe de guérison des patients.

Alors comment créer une architecture thérapeutique et un environnement “healing” en milieu hospitalier ? 

Pour la plupart d’entre nous, l’hôpital est connoté négativement. Ce n’est pas un lieu accueillant mais plutôt inquiétant avec ses odeurs de désinfectant, ses couleurs inesthétiques, ses couloirs rectilignes et ses lumières directes oppressantes. L’hôpital est davantage synonyme de maladie que de guérison.

Il est donc plus que temps de repenser l’hôpital et de commencer par son bâti. Il faut replacer le bien-être des patients au cœur de sa conception.

Collaborer pour construire plus intelligemment

Pour qu’un hôpital puisse répondre aux besoins à la fois des patients et des professionnels, il est important de se baser sur le “design thinking” et plus précisément sur l’”Evidence Based Design” (EBD).  Ce concept, né des expériences d’Ulrich, cité précédemment, consiste à construire un environnement profitable à la guérison à partir de preuves scientifiques.

Pour ce faire, il est primordial que les différentes équipes collaborent transversalement : architectes, maîtres d’œuvre, consultants, entrepreneurs de la technologie médicale, mais aussi les cliniciens et les utilisateurs. 

Travail collaboratif et meeting patients, soignants, architectes

Mêler les connaissances scientifiques au savoir-faire des architectes

Planifier l’hôpital de demain, soit une architecture thérapeutique, nécessite que les architectes se basent sur les besoins du patient en exploitant des données factuelles fiables fournies par des études scientifiques, l’établissement et ses équipes professionnelles. 

Ainsi, les architectes peuvent proposer une solution globale adaptée grâce à leur savoir-faire et expérience en matière d’acoustique, de géothermie, d’huisserie, … 

L’architecture thérapeutique : réellement rentable?

L’architecture de guérison n’est pas plus coûteuse et peut même s’avérer économique sur le long terme, car elle permet de gagner en efficacité de fonctionnement et en performances. 

Concevoir un hôpital favorisant la bonne communication entre les employés, une meilleure collaboration des différents services et des échanges sains et respectueux entre patients et personnel est l’une des promesses du “healing environment”. Sur le moyen terme, cela génère même des économies collatérales substantielles. Ne manquez pas notre article sur les bénéfices de l’architecture thérapeutique à ce sujet.

Les meilleurs exemples d’environnement “healing” et d’architectures thérapeutiques

L’hôpital Cabrini de Malvern à Melbourne (Australie)

Dans la même veine, l’hôpital Cabrini de Malvern offre à ses patients des chambres individuelles aux allures d’hôtel. Les lumières et les stores sont réglables depuis le lit à l’aide d’une télécommande pour plus de confort et de contrôle.

 Voir l’extraordinaire galerie de photos sur le site du bureau de designers « Batessmart » dont voici des vignettes :

Le parc médical Orbis de Sittard (Pays-Bas)

Le parc médical Orbis divise en trois pôles distincts ses espaces : pour les patients, le personnel et le matériel. Ainsi, la logistique ne vient pas bouleverser et stresser les patients. 

Les Maggie’s Centers (Angleterre et Ecosse)

Les Maggie’s Centers sont également de parfaits exemples d’”healing environment”. Maggie Keswick Jencks, victime d’une rechute d’un cancer du sein en 1993, décide d’utiliser le temps qui lui reste à vivre pour créer avec son mari un lieu agréable et thérapeutique pour les malades du cancer. Le premier Maggie’s Center ouvre ses portes à l’hôpital Western General à Édimbourg un an après sa mort, en 1996. 

Nous comptons désormais 18 centres en Angleterre et en Écosse, conçus sous le même modèle, mettant l’accent sur la lumière et la nature (vue). Ils offrent une ambiance chaleureuse et familiale dans laquelle les patients se sentent bien. 

L’hôpital Emma d’Amsterdam (Pays-Bas)

Pour ne pas perturber les enfants malades qu’il reçoit,  l’hôpital pour enfants Emma tâche de leur offrir un environnement aussi normal que possible. L’hôpital joue sur une signalétique ludique avec des symboles et des couleurs.

Voir la galerie complète de photos directement sur le site du bureau des créateurs « Defesche Van den Putte » et les vignettes ci-dessous :

Le Circle Hospital de Bath (Angleterre)

Au Circle Hospital, on se croit dans un hôtel de charme. Les couleurs chaudes, l’art contemporain et les belles vues sur la campagne contribuent au bien-être et au confort des patients. 

Voir la galerie de photos sur le site des architectes « Foster & Partners » et les vignettes ci-dessous :

L’hôpital cantonal de Baden (Suisse)

Le nouvel hôpital cantonal de Baden, construit par les architectes Nickl & Partner, promet aussi une belle réussite d’architecture thérapeutique. Il porte le nom d’« Agnès » en hommage à Agnès de Hongrie qui a construit le premier hôpital en Ville de Baden en 1349.

La nature s’invite avec des espaces verts extérieurs et des cours intérieures végétalisées. Une sensation de vie quotidienne et de convivialité sera maintenue grâce à des cafés et des magasins, ce qui constitue des lieux de détente et de rencontre entre patients et personnels soignants. La signalétique et l’orientation sont limpides. Des matériaux chauds comme le bois (local) sont privilégiés en façade et pour certains aménagements intérieurs. Sans oublier la lumière omniprésente et abondante dans les chambres grâce à de grandes ouvertures.

Voir l’approche de la conceptrice Christine Nickl-Weller, pionnière du Healing depuis 30 ans et la vidéo suivante :

Selon l’emplacement géographique et les budgets alloués, composer une architecture thérapeutique promouvant le confort et le bien-être est plus ou moins aisé. Atelier Services propose des alternatives simples pour faire entrer la nature et l’art dans votre établissement grâce aux revêtements muraux Acrovyn.

Acrovyn By Design : le healing à portée de main !

Faciles d’entretien, les plaques de protection murales Acrovyn by Design offrent une solution de choix pour créer des atmosphères d’accueil et d’évasion bénéfiques, comme le prouve la collaboration avec le bureau d’architectes Carolos Martinez pour la Zihlschlacht Klinik dans le Canton de Schaffouse.

Acrovyn à la Zihlschlacht Klinik, Canton de Schaffouse

Dans cet espace, des bleus chatoyants, des textures et nervures inspirées de la nature trouvent harmonieusement leur place et permettent de créer des formats composites de plusieurs dizaines de mètres de longueur. 

Ailleurs, chez nos voisins des Pays-Bas, à Blaricum, c’est dans l’établissement Sherpa pour personnes atteintes de lésions cérébrales que d’autres sources d’inspirations (grands peintres flamands) ont pu être intégrées grâce à Acrovyn 2000 (avec sa palette de 36 couleurs naturelles créant un rendu saisissant et un effet très apaisant).

Acrovyn 2000, Sherpa, Blaricum, Pays-Bas

Ces réalisations et les avantages de travailler avec Acrovyn et sa nouvelle gamme de coloris inspirée du « Healing » feront l’objet d’autres articles à paraître prochainement.

Quoi qu’il en soit, il n’est pas trop tard pour changer et replacer le bien-être des patients au coeur de nos hôpitaux ! N’hésitez pas à nous contacter au sujet du Healing Environment.

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